Etymôn : aux origines de l’entreprenariat solidaire
Avise Infos. Initiatives. N°7 - Octobre 2008
L’ESSENTIEL
Domaine d’activité : accompagnement à la création d’entreprise à finalité sociale ou écologique
Statut : association
Nombre de salariés : 4 salariés
Année de création : 2000
Implantation géographique : Toulouse, Cazères (2 sites)
Type de zone : urbaine et rurbaine
Réponse à quels besoins ? Information technique, mise en réseau, accompagnement social et humain de porteurs de projets dans les secteurs de l’environnement, de la solidarité, de la culture, de l’éducation, du commerce équitable ; animer des lieux collectifs.
L’INITIATIVE
En quelques mots, Etymôn c’est : une couveuse pour les projets d’utilité sociale ou à vocation environnementale, une pépinière associative, des synergies entre anciens entrepreneurs et porteurs de projet, l’expérimentation continue…
Jeunes, mais entrepreneurs
« Les jeunes porteurs de projet entrepreneuriaux ne trouvent que peu d’écoute dans les lieux classiques d’accompagnement à la création d’entreprise… parce qu’ils sont trop jeunes et leurs projets parfois trop innovants », remarque Frédéric Gay, président d’Etymôn.
C’est fort de ce constat que d’anciens lauréats du Défi-Jeune, réunis à Toulouse dans le Réseau Initiatives (Resin), décident d’aider les futurs lauréats à développer leur activité professionnelle. Le projet reçoit l’appui de la DDJS et la DRTEFP lui octroie dix postes emplois-jeunes pour les salariés-entrepreneurs accueillis dans la couveuse.
Etymôn voit ainsi le jour en 2000. Avec le soutien de la CDC, elle s’installe dans des locaux partagés et co-gérés. « Etymôn permettait à des jeunes de passer à l’acte et d’être mis en lien avec des gens engagés dans une démarche similaire », explique Frédéric Gay. Par la suite, la couveuse s’est adaptée aux dispositifs CAE et CAPE.
Un temps sous contrat avec l’ANPE, Etymôn est mandatée pour accompagner individuellement les créateurs d’entreprise, dont 70 % relevaient de l’économie sociale et solidaire. Elle sollicite aujourd’hui la mairie de Toulouse, qui la soutient au titre de la politique de la ville, pour l’aide au montage d’un garage associatif. Depuis peu, l’association propose des services d’assistance administrative et comptable, « pour transmettre les enjeux et les techniques », précise Frédéric Gay.
Des usagers animateurs
Mais à force de chercher à se développer, l’association a quelque peu dilué son image. Elle a souhaité se recentrer sur l’économie sociale et solidaire, en remobilisant ses partenaires, et plus particulièrement les entrepreneurs, hier accompagnés et aujourd’hui installés, auxquels elle demande d’adhérer et de s’investir dans le projet associatif.
« Nous voudrions passer de la seule prestation d’accompagnement à une association où les usagers seraient au cœur du projet en termes d’animation et d’accompagnement ». Depuis 2-3 ans, l’association joue donc la carte de l’entraide entre ex- et futurs créateurs. Frédéric Gay s’en explique : « La limite de ces réseaux tient aux manques de moyens des contacts internes. L’accumulation de contacts « pauvres » ne fait pas un réseau riche. Il est donc essentiel d’y associer des entrepreneurs plus aboutis. Réussir la mixité est notre prochain défi ».
Réunions mensuelles entre entrepreneurs à différentes étapes de leur développement, témoignages autour d’une pratique, ateliers autour d’un métier sont autant d’occasions de tisser des réseaux. Mailing list et site Internet complètent maintenant le dispositif d’échange. D’autres expérimentations autour de la recherche collective d’emploi (le Mouton à cinq pattes) ont également été menées… et arrêtées faute de financement.
Aujourd’hui, les projets ne manquent pas : aide à la diffusion pour faire connaître les entrepreneurs, création d’un lieu co-géré, une pépinière d’entrepreneurs sociaux sur le type de la Ruche…
Manque juste « un peu de pétrole » : les moyens !







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