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Scic Replic : dupliquer la solidarité

Avise Infos. Initiatives. N°9 - Avril 2009

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L’ESSENTIEL
Domaine d’activité : insertion professionnelle
Statut : Scic SA
Nombre de salariés : 2 permanents
Année de création : 2005
Implantation géographique : Montpellier (34)
Type de zone : urbaine
Réponse à quels besoins ? Répliquer ou développer sur-mesure des entreprises exemplaires et innovantes de l’économie sociale et solidaire, à forte utilité sociale et environnementale, en Languedoc-Roussillon.

L’INITIATIVE

«  Dupliquer en Languedoc-Roussillon des entreprises solidaires ayant déjà fait leurs preuves dans d’autres régions afin de limiter les risques d’échec », tel est l’objectif que s’est assigné Replic, une Scic montpelliéraine qui associe les acteurs locaux (collectivités territoriales, réseaux de l’économie sociale, partenaires financiers) autour de projets « qui enrichissent le territoire ».

Rendre service à la collectivité

La région Languedoc-Roussillon manque d’entreprises d’insertion pour permettre la réinsertion professionnelle de ses habitants en grande difficulté. « Le conseil général de l’Hérault et la région Languedoc-Roussillon nous a demandé de trouver une solution pour faire émerger des projets solidaires et d’utilité sociale, difficiles à lancer pour une personne seule », reconnaît Emmanuel Kasperski, directeur général de Replic. L’idée s’impose de monter une organisation collective pour les repérer et les porter. Après 3 années d’expérimentation, trois premières structures d’insertion ont été répliquées : la Feuille d’Erable initialement basée à Rennes répliquée à Montpellier, la Table de Cana en 2007, sur le modèle du restaurant-traiteur d’insertion, et, dernièrement, la Scic d’« éco-logistique urbaine », Label route.

Pourquoi ces entreprises ?

« La Feuille d’Erable présente une faible rentabilité et des investissements relativement lourds au démarrage : personne ne s’y était intéressé en région. C’est pourtant un projet remarquable qui associe social et environnemental », les deux priorités de Replic. « Ces entreprises ne gagnent pas forcément beaucoup d’argent, mais en font énormément gagner à la collectivité ! ». Il en est ainsi de Label Route. Cette Scic, qui s’appuie sur une flotte de véhicules électriques et emploie des salariés en insertion, demandait un investissement initial de 300.000 euros… Sans le portage de Replic, elle n’aurait certainement pas vu le jour alors qu’elle répond à des besoins collectifs évidents.

Replic fonctionne comme un bureau d’études : étude de faisabilité (prise en charge pour moitié par la Région), étude-action, recherche du chef d’entreprise et souscription à 50 % du capital, puis accompagnement au développement, prise en charge de la comptabilité, de la paie, du suivi des subventions et de l’insertion. En amont, elle s’adresse aux structures-mères ayant développé des projets exemplaires, « ce qui les valorise et favorise leur développement national ».

La force de la coopération

Pourquoi choisir le statut Scic ? « Derrière Replic, il y a un mode de gouvernance qui s’accorde avec des valeurs solidaires et permet de convaincre plus facilement nos partenaires. Replic a pour but de créer des entreprises qui rendront service à la collectivité, sans plus-value reversée aux actionnaires, ni enrichissement personnel. L’implication des collectivités dans la Scic était la meilleure démonstration de l’intérêt général local de Replic ».

De fait, le tour de table comprend l’Airdie, Face Hérault, l’Urei, l’Urscop, la Région, les départements du Gard et de l’Hérault, l’agglomération de Montpellier, la Caisse d’épargne LR, France Active, la SIFA… L’idée séduisait et les compétences de Replic en développement de projet ont fait le reste.

Les projets de réplication sont nombreux : 4 sont en création, 3 en « étude d’opportunité ». Si Replic n’intervient qu’en Languedoc-Roussillon, « par choix statutaire, mais aussi parce que c’est le juste niveau d’intervention », elle pourrait être répliquée dans d’autres régions tant cet outil de développement local s’avère efficace. « Car une des forces de l’économie sociale et solidaire est sa capacité à se dupliquer », conclut Emmanuel Kasperski.

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