23.11.2009
L’Âge de faire, pour en finir avec l’Homo capitalisticus
Avise Infos. Initiatives. N°13 - Novembre 2009
L’ESSENTIEL
Domaine d’activités : presse
Année de création : 2003
Statut : Association
Nombre de salariés : 7
Lieu : Salignac (Alpes de Haute Provence)
Zone géographique : implantation rurale, mais diffusion nationale
Réponses à quels besoins ? Proposer un « journal indépendant adapté et facilement accessible au grand public » sur les questions de l’écologie, de la citoyenneté et de la solidarité.
L’INITIATIVE
Sensibiliser le plus large public aux thèmes de l’écologie, de la citoyenneté et de la solidarité, au travers de sujets aussi variés que l’alimentation, la santé, l’agriculture biologique, l’éco-construction, le commerce équitable, la coopération dans le travail, les financements solidaires… Telle est la ligne éditoriale du journal L’Âge de faire et l’objet de l’association qui le porte. Une vocation qui a retenu l’attention de milliers de coopérateurs, abonnés et lecteurs, dont l’une des particularités est d’être les acteurs de sa diffusion et promouvoir ainsi le secteur de l’ESS. Une campagne nationale est actuellement à l’oeuvre pour faire connaître les Scop au plus grand nombre !
Un autre moyen d’information
Proposer aux lecteurs une information différente, c’est ce credo qui pousse Alain Duez à se lancer dans l’aventure éditoriale. L’impulsion vient aux débuts des années 2000 à la suite de la parution du journal l’Aberration, édité par l’association Sortir du nucléaire, tiré à plus d’un million d’exemplaires et diffusé par des militants et sympathisants. « Je me suis alors aperçu que le coût d’une publication n’était pas très élevé (0,50 euros à la parution de L’Âge de faire, 0,70 euros aujourd’hui). Le vrai problème était plutôt la diffusion. » L’association l’Âge de faire est créée en 2003, en amont de la sortie du journal (octobre 2005) « pour trouver des coopérateurs qui soutiendraient le lancement du journal. » 450 personnes répondent à l’appel. Au total, quelque 1 500 personnes ont participé ou participent encore à la diffusion. Le tirage moyen est de 40 000 exemplaires avec 12 000 abonnés. Le petit prix du journal permet aux coopérateurs ou aux abonnés de s’engager « facilement » à acheter une certaine quantité de numéros qu’ils se chargeront de diffuser auprès de leurs connaissances, de leur réseau, etc.
Modèle du faire
« Notre but était bien de produire un journal grand public ; nous avons donc fait le choix d’un sommaire généraliste mais qui privilégie le faire. » Généraliste, mais centré sur l’économie sociale et solidaire puisqu’il s’agissait de rendre compte d’expériences et de projets coopératifs ou associatifs axés sur « l’écologie, la citoyenneté et la solidarité ». Le journal propose de présenter et valoriser des pratiques encourageant un engagement citoyen actif. Jusque dans son organisation, puisqu’à son lancement, le journal comptait 7 emplois aidés. Ils ne sont plus que deux aujourd’hui, « ni des militants, ni des puristes écolos », mais suffisamment engagés et convaincus par la ligne éditoriale pour préférer travailler à l’Âge de faire plutôt que dans une rédaction régionale.
Partage de bonnes pratiques
Alain Duez ajoute : « Même si l’économie sociale et solidaire est encore peu connue, L’Âge de faire doit devenir la courroie de transmission d’un changement d’économie ». La prochaine résolution : « monter une plateforme pour que les réseaux et les structures de l’ESS se serrent les coudes », une association pour « tester sur le terrain, mais à une échelle de masse, des initiatives d’ESS ». Dans cette optique, des personnes-relais seraient installées localement pour repérer, développer et mettre en réseaux acteurs, initiatives et dispositifs d’accompagnement (DLA, fonds territoriaux France Active, etc.). Par exemple, le propriétaire d’un terrain, des jeunes agriculteurs voulant se lancer dans le bio, une AMAP qui achèterait la production, des financeurs solidaires pour couvrir les besoins en investissement, etc. Un projet qui revient à appliquer les méthodes de diffusion du journal (qui ont prouvé leur efficacité) aux pratiques décrites dans ses colonnes… Des lecteurs diffuseurs aux diffuseurs acteurs.
| L’Âge de faire innove : la campagne Scop de l’hiver ! |
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| Dans le cadre d’une vaste campagne nationale d’information sur la réalité des Scop organisée avec Participer, l’Âge de faire propose un supplément dédié au sujet. En plaçant le facteur humain en tête des priorités de l’entreprise, les Scop accomplissent discrètement une révolution, promesse de transformations sociétales essentielles et autant de pierres à l’édifice pour bâtir un autre monde. C’est dire si les effets bénéfiques d’un fort développement de ce modèle d’entreprise profondément démocratique et soucieux de l’intérêt général sont importants ! Tout un chacun, à son niveau, peut être un des acteurs de cette campagne engagée, en diffusant auprès de son propre réseau ce numéro spécial. L’Âge de faire tente ainsi un pari ambitieux : le diffuser à au moins un million d’exemplaires d’ici le printemps prochain ! |
| Rendre visible, faire connaître ce statut coopératif, auprès des institutions, des commerçants de proximité, des centres d’accueil, des écoles… Rien de plus simple : acheter le numéro à 0,10 € (uniquement en paquet) et le diffuser à son carnet d’adresses.
50 ex. 5 € / 100 ex. 10 € / … / 400 ex. 40 € |
| La livraison des paquets commandés se fera à partir de mars 2010 par La Poste. Mais la campagne démarre aujourd’hui ! |







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