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19.02.2010

En Pays de la Loire, des collectivités s’engagent en faveur de l’emploi

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Sur un territoire touché par la crise et le chômage, notamment des jeunes, la Ville de Nantes, Nantes Métropole, le conseil général de Loire-Atlantique et le conseil régional des Pays de la Loire ont décidé de mutualiser leurs dispositifs en faveur de l’emploi des jeunes et des bénéficiaires du RSA, notamment dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Aides supplémentaires aux contrats aidés, relance des emplois-tremplins, formation et qualification des bénéficiaires… Autant de domaines dans lesquels ces collectivités ont décidé d’additionner leurs forces, tout en respectant les compétences et des territoires de chacun.

Marche-pied vers l’emploi

« Les emplois aidés peuvent être un véritable marche-pied pour obtenir un emploi ou retrouver une vie professionnelle », rappelle Alain Robert, vice-président du conseil général de Loire-Atlantique en charge de l’insertion et de la solidarité. C’est donc tout naturellement que le département s’est impliqué dans un plan global en faveur des emplois aidés, porté conjointement par la Ville de Nantes, Nantes Métropole, le conseil général de Loire-Atlantique et le conseil régional des Pays de la Loire. Chaque collectivité a développé ses propres dispositifs en fonction de ses compétences et de son territoire. « En tant que conseil général, notre souci est que les bénéficiaires des emplois aidés soient bien formés et qu’ils puissent accéder aux emplois-tremplins », explique Alain Robert. Un souci qui appelle la complémentarité avec le conseil régional…

Les 4 collectivités travaillaient déjà dans des espaces communs, la Maison de l’emploi de l’agglomération nantaise notamment. En outre, l’expérimentation du RSA a permis d’impulser « une dynamique partenariale importante autour de l’emploi et de l’insertion », se souvient Alain Robert. «  Confrontés à la crise, nous avons donc voulu jouer un rôle, à partir de ces acquis, mais en fonction des compétences de chacun ».

Fin 2009, les quatre collectivités organisent des réunions communes avec les associations, « acteurs de l’insertion, mais aussi du développement local » et les services de l’État, dans lesquelles est présentée la dynamique collective engagée. Des stands y sont ouverts pour aider les associations à monter leur projet d’emploi aidé (emploi-tremplin, CUI…). « Chaque collectivité a développé une information spécifique sur ses propres outils ». Ces réunions ont permis de regagner la confiance des employeurs associatifs, dont les financements sont remis en cause actuellement. Des primes à la création d’emplois aidés ont donc été instaurées, qui peuvent aller jusqu’à 100 % du coût du poste, et le dispositif des emplois-tremplins renforcé.

Tradition d’économie sociale

Historiquement la région est une terre de solidarité : le catholicisme social, le mouvement mutualiste, les Scop, les premières bourses de travail… C’est pourquoi l’appui à l’économie sociale et solidaire par les collectivités locales n’est pas un vain mot. Il a été d’abord porté par la Ville de Nantes, puis par la Métropole et par le conseil général et le conseil régional. « Le réseau associatif est particulièrement dense, le poids de la mutualité considérable, le réseau des chantiers d’insertion puissant ; les maisons de retraite sont associatives ou mutualistes quand, ailleurs, elles deviennent de nouveaux marchés pour le secteur lucratif ». Le soutien aux structures de l’ESS est donc une tradition dans une région qui a vu se développer « Cette dynamique est encouragée depuis des années avec les Ecossolies, les appels à projet, les aides au démarrage (« une idée pour plus de solidarité »), etc. » Nantes, la Métropole, le conseil général et le conseil régional ont mis en place une politique systématique en faveur des clauses d’insertion dans les marchés publics.

Les 4 collectivités se lancent dans la création d’une école de la seconde chance et ont répondu à la proposition d’expérimentation en faveur des jeunes sans aides, lancée par Martin Hirsch. « Notre recherche de la cohérence et de la complémentarité est un véritable atout, surtout dans le domaine de la cohésion sociale ».

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