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05.04.2011

Mesclun, un mélange de jeunes pousses solidaires

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Mesclun rassemble 19 structures de l’économie sociale et solidaire de l’agglomération marseillaise. Créé pour mutualiser matériel et locaux, le collectif propose aujourd’hui des formations internes et des groupes d’actions collectives pour consolider les activités de chacun.

© Mesclun

16 associations et 3 Scop

Lorsqu’en 2005, six structures (Initiative Europe Conseil, Citoyens de la terre, Épice et Gay Provence, Fabrik filmik, La Kuizin) sortent d’Inter-Made, la couveuse d’activités d’économie sociale et solidaire régionale, pour développer leur activité, elles décident de mutualiser des locaux dans le centre-ville de Marseille. La couveuse, elle-même, s’associe au projet. Le collectif prend le nom de Mesclun, terme inventé par des moines de Nice pour désigner le mélange de jeunes pousses de salade.
Si l’association Mesclun est créée pour gérer les locaux partagés, elle vise aussi l’entraide entre ses membres et une meilleure interconnaissance des acteurs de l’économie sociale et solidaire sur le territoire.
En 2008, une première salariée est embauchée pour identifier des projets à développer dans le collectif. L’idée de formations internes s’impose rapidement et une première session est organisée sur la comptabilité et la gestion financière, assurée par des membres du collectif. Le collectif ne cesse de s’élargir « par réseaux affinitaires » et rassemble aujourd’hui 16 associations et 3 Scop. Si un Wiki, développé par un des membres AssoDev Marsnet, permet les échanges d’informations et la réservation des locaux ou matériels partagés, « Mesclun a souhaité créer un poste de permanente en appui aux différents groupes d’action internes, qui facilite la circulation de l’information et la dynamique du collectif », explique Elsa Chiffard-Carricaburu, l’actuelle coordinatrice.

Groupes actions en marche pour créer des ponts

Partant d’un diagnostic partagé, plusieurs axes de travail prioritaires ont pu être dégagés pour renforcer cette dynamique :
Tout d’abord, l’offre d’accompagnement interne : « nous souhaitions identifier 3 ou 4 besoins pour organiser des ateliers d’échanges de savoirs et de pratiques entre membres, qui s’appuient sur les compétences internes (montage de dossier de subventions, graphisme…) ». Un des groupes actions a donc pour mission de les référencer.
Ensuite, la constitution d’un fonds de solidarité : basé sur les fonds propres du Mesclun et les cotisations des membres, il permet de couvrir les problèmes de trésorerie de quelques structures. « Cela leur évite notamment de s’adresser à des banques et de payer des taux d’intérêt trop élevés ».
Enfin, d’autres groupes actions assurent la gestion financière du Mesclun, la vie associative ou encore la promotion d’alternatives solidaires. Mesclun participe d’ailleurs à des événements pour « promouvoir l’ESS auprès du grand public et favoriser l’interconnaissance des acteurs de l’ESS sur Marseille ». Qu’il s’agisse d’une association de diffusion musicale, d’une cantine participative, d’un site d’achat éthique ou d’une ressourcerie, « les membres cherchent bien à s’inscrire dans la dynamique territoriale du réseau marseillais de l’ESS », explique Elsa Chiffard-Carricaburu.
Autant d’occasions de créer de nouvelles passerelles entre les membres pour soutenir l’activité de chacun.

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