De rue et de cirque : la synergie au service de la culture
Au carrefour des initiatives socio-économiques. N°6 - Septembre 2005.
L’ESSENTIEL
Domaine d’activité : programmation et diffusion d’arts de la rue et du cirque
Statut : SCIC
Nombre de salariés : direction collégiale de 4 personnes pour 8 salariés
Année de création : mars 2005
Implantation géographique : Paris et sa région
Type de zone : urbaine
Réponse à quels besoins ? Diffusion et programmation pérenne de spectacles pour les arts de la rue et du cirque de création à Paris et en Île-de-France.
L’INITIATIVE
La SCIC De rue et de cirque est une coopérative d’échanges régionaux, de diffusion artistique et culturelle, et de programmation pérenne pour des formes artistiques plus habituées à la logique de l’événementiel. Elle se veut également une nouvelle façon de travailler dans ces secteurs, notamment par une mutualisation des moyens, des compétences et des idées.
Un outil de diffusion et de programmation pérenne
L’idée de De rue et de cirque a pris forme sur la base de trois constats. D’abord celui qu’une structure de diffusion manquait jusqu’alors cruellement en région parisienne pour les arts de la rue et du cirque. Par ailleurs, souvent circonscrit à l’événementiel, le secteur avait un réel besoin de programmation des troupes tout au long de l’année. Une structure pérenne donc, stable, sur le modèle d’un théâtre plutôt que celui d’un festival, mais en tout lieu de l’espace public. Enfin, pour contrebalancer une logique d’isolement qui est souvent la règle, il s’agissait de trouver une nouvelle façon de travailler en mutualisant et en inventant de nouvelles formes de compagnonnage. L’objectif est ainsi d’installer des compagnies, de rue ou de cirque, dans un quartier, et de les laisser choisir leur mode d’intervention inscrit dans la durée.
Un outil original de cogestion au service des artistes et du public
D’abord coopérative « loi de 1947 », le projet prend rapidement la forme d’une SCIC. Celle-ci vise à associer sur un même plan les collectivités territoriales, les compagnies, et autres partenaires privés et publics pour définir les orientations d’un projet d’inspiration mutualiste et permettre la multiplication des moyens d’action sur la région.
Pour Rémy Bovis, qui assure la gérance de De rue et de cirque, « la SCIC paraissait la formule idéale ». Cependant, pour le moment, si la Ville de Paris et la Région sont les partenaires principaux, « elles n’ont pas encore intégré la structure. Mais tous les autres collèges sont remplis : salariés, public (particuliers ou associations telles que Culture du cœur), compagnies (Gosh, Les Arrosés, Rasposo, 2e Groupe d’Intervention, KMK, Cirque 360 / 36 du mois) et artistes individuels (Mark Etc, Ema Drouin...) ».
Il s’agit de mettre en synergie des projets artistiques, des lieux et des publics, hors d’une simple relation de consommation culturelle en opérant sur des valeurs de réciprocité, et en posant clairement l’importance de la durée de la présence des artistes et de leur relation aux territoires. Ainsi 4 semaines de représentations sont prévues sur la pelouse de Reuilly dans le cadre du Village de cirque, et 25 représentations de rue dans les 12e, 13e, 14e et 19e arrondissements...







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