Le CRI : les TIC en Scic
L’ESSENTIEL
Domaine d’activité : formation en informatique
Statut : Scic
Nombre de salariés : 23
Année de création : 1984 (association) passage en Scic en 2004
Implantation géographique : Saint Sébastien sur Loire (Loire-Atlantique)
Type de zone : urbaine
Réponse à quel besoin ? Formation des demandeurs d’emploi et des salariés.
L’INITIATIVE
À Rezé, Michel Guillou, directeur du Centre de ressources informatiques (CRI), a accompagné le passage de l’association en Scic, un statut qui répondait alors parfaitement aux interrogations des membres de l’association.
Informatique et pédagogie
Organisme de formation professionnelle, le Centre de ressources informatiques de Rezé en Loire-Atlantique forme à la pratique informatique les demandeurs d’emploi et les salariés dans le cadre de la formation continue mais propose également du conseil et de la production. « Nous sommes assez généralistes, explique Michel Guillou, directeur du CRI, mais à la fois proches des outils de la communication, comme la PAO. En matière de production, nous faisons une large place aux personnes handicapées mentales, en développant des logiciels d’apprentissage et nous formons le personnel de structures médico-sociales.
D’une manière générale, nous nous efforçons de rapprocher les technologies de l’information et de la communication (TIC) de la pédagogie et du travail social. » Près de 2 000 personnes par an suivent aujourd’hui une formation au CRI. Transformé en Scic en juin 2004, le Centre de ressources était d’abord une association. « Elle avait un tissu social assez riche, raconte Michel Guillou, qui était alors bénévole, dans la mesure où le travail de vulgarisation informatique qu’elle menait était très transversal. Mais ce volet a été ensuite abandonné au profit de la formation professionnelle et l’association a perdu ce réseau. »
Quand Michel Guillou devient directeur en 1994, « il n’y avait pour ainsi dire plus d’adhérents ni de bénévoles et l’association fonctionnait comme une entreprise. Elle n’avait presque pas de subventions ni de cotisations et vivait sur les prestations qu’elle vendait ». Se pose alors la question d’une transformation en Scop de l’association. Mais confier la totalité du projet aux salariés n’enthousiasme que modérément les fondateurs et administrateurs de l’association.
La Scic : un statut opportun
La création du statut Scic en 2001 arrive à point nommé. « Nous avons tout de suite été intéressés : nous pouvions mettre les salariés dans le coup, sans leur donner la totalité du pouvoir, garder les fondateurs et intégrer les usagers. Nous avons décidé de créer une Scic SA et défini trois collèges : salariés, personnes ressources et usagers. »
Parmi ces usagers, on trouve l’Adapei (Association départementale des amis et parents de personnes ayant un handicap mental), deux Scop, une école d’éducateurs spécialisés, une mutualité retraite... « Nous avons mis environ un an, et plus nous avancions, plus nous étions conscients de l’intérêt du statut Scic. »
Pendant ces mois de création, le CRI bénéficie d’un accompagnement DLA assuré par l’Urscop, sur le montage juridique. « Le passage a été relativement facile parce que nous étions déjà fiscalisés. Le problème était de faire adhérer les salariés au projet et qu’ils deviennent associés. Seize d’entre eux nous ont rejoints. Aujourd’hui, tout nouveau salarié doit devenir associé dans le délai d’un an. »







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