Avise - Ingénierie et services pour entreprendre autrement  Imprimé depuis le site http://www.avise.org le 22-05-2013

FICHE 1

Choisir le bon statut


- Panorama des statuts d’entreprise sociale
- Les principaux agréments et conventionnements à connaître

PANORAMA DES STATUTS D’ENTREPRISE SOCIALE


En fonction de votre activité, du mode de gouvernance que vous voulez privilégier, de l’affectation des résultats que vous souhaitez faire et d’autres paramètres liés à vos valeurs et à votre conception de l’entreprise, vous opterez pour un statut juridique. Vous pouvez choisir ce statut parmi trois grandes catégories de structures :

Chacun de ces statuts a ses spécificités en termes de capital, responsabilité, fiscalité, mode de gouvernance etc.

Les structures associatives et coopératives, ainsi que les mutuelles, appartiennent au champ dit de « l’économie sociale ». Il s’agit de sociétés de personnes, par opposition aux sociétés de capitaux classiques. La société de personnes peut prendre la forme :

- POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES STATUTS DE CES SOCIETES DE CAPITAUX : l’Agence pour la création d’entreprises

Ces trois statuts ont en commun :

- POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES STATUTS DE L’ECONOMIE SOCIALE : Scop Entreprise ; l’AME

A noter : deux autres statuts particuliers

L’association de loi 1908
Dès lors qu’une association, quel que soit son objet, a son siège dans l’un des trois départements du Haut-Rhin, Bas-Rhin et Moselle, elle se trouve obligatoirement soumise au régime juridique du droit local : c’est une association de loi 1908, code civil local issu de la loi allemande. Les associations relevant de la loi 1908 ont pour spécificités :

L’Union d’Economie Sociale (UES)
Les UES permettent aux "familles classiques" de l’économie sociale (associations, coopératives, mutuelles) d’entreprendre en commun des actions et de s’allier avec des partenaires du secteur privé et du secteur public. L’UES est une coopérative de statut général soumise à des règles particulières. Elle peut, en principe, adopter n’importe quelle forme juridique (société civile, société en commandite, société à responsabilité limitée, société anonyme, etc.). En pratique, cependant, seules deux formes sont utilisées : la SARL et la SA. En revanche, l’UES ne saurait se constituer en société en participation. Elle peut être à capital variable, faire ou non un appel public à l’épargne. L’objet d’une UES est double :

SOURCE : le site des Initiatives citoyennes

LES PRINCIPAUX AGREMENTS ET CONVENTIONNEMENTS A CONNAITRE


Certaines entreprises sociales, quels que soient leurs statuts, peuvent être agréées et/ou conventionnées par l’Etat et ainsi bénéficier d’aides spécifiques (aides aux postes, avantages fiscaux, financements particuliers,...). Les principaux agréments et conventionnements en matière d’économie sociale et solidaire sont :

L’agrément « entreprise solidaire »
L’article 19 de la loi sur l’épargne salariale du 19 février 2001 régit le label « entreprise solidaire » défini par les structures qui ne sont pas cotées sur les marchés financiers et qui respectent au moins une des deux conditions suivantes :

Cet agrément permet de bénéficier de financements spécifiques à travers les Fonds Commun de Placement d’Entreprises Solidaires (FCPES) qui sont des fonds d’épargne salariale, remplacés à partir d’avril 2004 par les PERCO, Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif. Les entreprises créant un nouveau plan partenarial d’épargne salariale volontaire (PPESV) doivent offrir à leurs salariés la possibilité d’investir dans des FCPES. Ainsi, 10% de ces FCPES pourront être affectés, si les salariés le souhaitent, à des entreprises solidaires ou à des sociétés de capital risque ou de finance.

Pour obtenir ce label, adressez-vous à la préfecture de votre département.

Conventionnement, agrément et label : ne pas s’y perdre !